Le cycle master est un cycle consacré au renforcement des connaissances. Il permet aux étudiants et étudiantes d’acquérir différentes capacités:

  • concevoir un projet architectural et urbain de manière autonome
  • saisir la complexité des processus contemporains (sociétaux, économiques, environnementaux)
  • structurer leur réflexion critique en se basant sur un parcours d’initiation à la recherche et aux différents modes d’exercice de l’architecture.
© Valentin Lefevre

Le cycle master s’articule autour de quatre domaines d’études :

Les changements globaux et rapides auxquels la planète est confrontée aujourd’hui infléchissent les logiques culturelles, conceptuelles et constructives de la production architecturale contemporaine. Ils modifient l’énoncé des questions du projet architectural et son inscription dans le cadre théorique qui le porte.

Dans ce contexte, la quête de durabilité et de résilience impose de dépasser la seule question de la performance environnementale et de modifier la façon de penser, concevoir et construire des lieux de vie, en considérant la dimension constructive et spatiale ainsi que la dimension physique et sensible de l’architecture.

En s’appuyant sur une relation étroite entre architecture, sciences et techniques, le domaine d’étude « Architecture, Environnement, Construction » entend explorer la capacité de l’architecture à constituer une réponse aux problématiques environnementales et contribuer à l’avancement de la connaissance sur les ressources propres de l’architecture.

Le domaine d’étude articule les références théoriques présentées en cours et la recherche par l’expérimentation. Il engage des pistes de réflexions prospectives et innovantes qui interrogent l’architecture et la construction dans leur relation avec l’environnement.

Ce domaine d’étude porte sur les Théories de projet et leur Méthodologie. Il vise à présenter aux étudiants et étudiantes différents processus heuristiques aujourd’hui identifiés dans la production de projets – d’architecture, d’urbanisme ou de paysage – et à les leur faire étudier. L’atelier de projet est accompagné d’enseignements endogènes présentant aux étudiants des éléments constitutifs du projet afin qu’ils en analysent les relations.

Ces éléments sont expérimentés simultanément au sein de l’atelier de projet. Ces travaux permettent aux étudiants et étudiantes de confronter des méthodes aux questions théoriques qui les justifient, d’une part, et aux contextes de leur mise en œuvre, d’autre part. Ils contribuent à constituer une expertise dans le domaine de la conception de méthodes de projet. Cette expertise pourra être valorisée dans le cadre productif comme dans celui de la recherche.

  • Atelier de PFE Pair 

L’atelier de PFE PAIR du domaine d’étude est axé sur une synthèse entre deux approches de l’Architecture : la première est celle de « l’Art de Concevoir », la seconde est « l’Art de Construire », la première se situant du côté de l’arkhé, la seconde du côté de la teknée.

L’objectif de cette phase de formation est la compréhension du rôle de la théorie dans la pratique projectuelle. Les propositions des étudiants et étudiantes ont donc comme finalité de montrer comment des choix de thématiques architecturales préalables au projet permettent à la fois d’en clarifier les enjeux et de conduire les arbitrages entre les volontés « spatiales » et les questions structurelles.

Ce travail sur l’opérativité des thématiques donnent à chaque projet une dimension de « recherche ».

Concernant le contenu, l’étudiant est laissé libre du choix de son terrain et de son programme dans la mesure où ceux-ci permettent de mener à bien les objectifs précédemment définis.

  • Atelier de PFE Impair 

Cet atelier de PFE est à considérer comme un laboratoire sur l’architecture en tant que fait paysager, comme on a pu définir l’architecture en tant que fait urbain. Sa question sera de comprendre comment l’architecture s’inscrit dans le paysage existant et permet également de le révéler afin de conforter le milieu à habiter. Il s’agit finalement de réintégrer dans le processus de signification architecturale le rapport à la nature qui agit, même en ville, ne serait-ce que dans le rapport terre/ciel, ou dans la présence de son berceau géographique, maritime ou fluvial.

De plus, l’architecture en tant que fait paysager prépare à la constitution du « climat » culturel, spatial et temporel de l’approche environnementale de l’édifice abordée du point de vue scientifique et technique.

En fin d’études, ce projet devra témoigner de la part de l’étudiant de sa capacité à définir une posture architecturale liant les questions sociétales, pratiques, esthétiques en quête de sens.

Ce domaine d’étude concerne les dynamiques urbaines, territoriales et paysagères de ce que l’on appellera la ville post-industrielle. La notion de territoire, dans sa dimension géographique, paysagère, sociale et économique est ici au cœur des préoccupations de ce domaine d’étude. Celui-ci se donne comme perspective d’appréhender la consistance et les modalités des transformations des territoires métropolitains.

La ville post industrielle est entendue ici comme la ville et le territoire confrontée aux enjeux environnementaux dans le contexte mondialisé et connecté par des infrastructures de plus en plus complexes et par des réseaux physiques et numériques. L’atelier de projet et les enseignements qui l’accompagnent visent à construire la compréhension des territoires étudiés et l’élaboration des scénarios de transformations à travers la notion de processus.

Les objectifs pédagogiques sont d’apprendre à construire une problématique de projet aux échelles du territoire et de la ville, d’expérimenter le croisement des échelles, la prise en compte du « temps »,  la notion de processus indispensable à la construction d’un projet de transformation, et de tester et vérifier sur le plan architectural et urbain les hypothèses de transformations.

Le domaine d’étude « Trans-Form » s’attache à explorer les principes de recomposition du cadre bâti existant, la revalorisation d’une réalité connue ou à explorer.

Dans cette mosaïque territoriale qu’est devenue la ville, « re-faire » plutôt que de continuer à produire de nouvelles extensions urbaines, « re-faire » la ville, « re-composer » l’îlot, « re-habiliter » l’édifice, permet à l’étudiant de tirer parti au mieux des ensembles existants pour les engager dans de nouveaux cycles de vies.

S’appuyant sur une connaissance des morphologies bâties et du sens produit par ses espaces, le travail consiste à convoquer l’histoire des lieux, les savoir-faire techniques et culturels dans une « re-utilisation », une « re-appropriation » par l’architecte d’une réalité donnée.

Différentes échelles sont déclinées : dimension urbaine, échelle de l’édifice et de son contexte, dimension du détail spatial et technique. La question du projet interroge notamment des architectures génériques, telles que les édifices industriels, les typologies d’habitat, les séries périodisées, et non seulement des cas spécifiques.

La dimension patrimoniale est abordée, non comme mise en catégorie de classement particulière, mais comme la reconnaissance d’une signification culturelle.

Le domaine d’études Trans-Form est associé au Parcours DRAQ du Master génie civil, co-accrédité avec l’Université Le Havre Normandie.

Cycle Master
© Valentin Lefevre

Durée 

4 semestres répartis sur 2 ans

 

Conditions d’accès

être titulaire du Diplôme d’Etudes en Architecture,
ou justifier d’un titre français ou étranger admis en dispense ou en équivalence de ce diplôme, ou bénéficier de la validation des études, des expériences professionnelles ou des acquis personnels.

 

Objectif 

Il a pour finalité de permettre à l’étudiant ou l’étudiante la maîtrise de concepts essentiels des outils et méthodes du projet architectural urbain.
  • Maîtriser les outils, les concepts et les savoirs fondamentaux, notamment théoriques, scientifiques et techniques, nécessaires à la mise en forme du projet architectural dans un contexte urbain ou paysager, ainsi qu’à sa mise en œuvre
  • Énoncer une pensée critique relative aux problématiques propres à l’architecture à ses différentes échelles : édifice, ville, territoire
  • Mener un projet architectural complexe avec le soutien d’un environnement pédagogique
  • Bénéficier d’une initiation aux travaux d’études et de recherche, offrant l’opportunité de construire une mention recherche au diplôme d’Etat d’architecte conférant le grade de Master, et dans l’éventualité d’une orientation vers un troisième cycle de recherche

Diplôme

Il conduit au Diplôme d’Etat d’Architecte, diplôme national de l’enseignement supérieur, conférant le grade de Master.

Débouchés

Le diplôme d’État constitue une assise commune pour la poursuite de formations post-master ou l’entrée dans la vie active.
Il prépare aux différents modes d’exercice et domaines professionnels de l’architecture et à la recherche en architecture. Il permet aussi à l’architecte diplôme d’État de s’orienter vers la vie professionnelle ou vers l’habilitation à exercer la maîtrise d’œuvre en son nom propre, ou vers un doctorat en architecture, ou vers d’autres masters professionnels, recherche ou diplômes de spécialisation et d’approfondissement.

 

Organisation des enseignements

Les enseignements du deuxième cycle sont structurés en 4 semestres, correspondant à 120 crédits européens et 1200 heures encadrées.
Les enseignements durant ce cycle sont dispensés sous forme de cours, d’encadrement de projets, de travaux dirigés, de séminaires. Ils intègrent un stage de formation pratique, la préparation d’un mémoire et d’un projet de fin d’études.

 

Mode de validation

Les aptitudes et l’acquisition des connaissances sont appréciées soit par un contrôle continu, soit par une évaluation ou un examen final, soit par ces deux modes de contrôle combinés.
Le PFE (Projet de Fin d’Etudes) conditionne le diplôme d’architecte ADE (Architecte Diplômé d’État).