S3-UE 2 : 1° CYCLE LICENCE

Semestre 3

Architecture Plateforme d'enseignements associés

Responsables de semestre : Bruno Proth Kacha Legrand Jérome Le Goff Francois Hugues François Fleury Guillaume Nicolas
Bruno Proth
Kacha Legrand
Jérome Le Goff
Francois Hugues
+2

S03-AR-2-1 : Milieu

Responsables : Bruno ProthKacha LegrandJérome Le GoffFrancois HuguesFrancois HuguesKacha LegrandJérome Le GoffBruno Proth
Bruno Proth
Kacha Legrand
+16
Objectifs
Mener et restituer une enquête renseignée, croisée entre plusieurs champs, et à plusieurs échelles imbriquées, afin de dessiner à dessein un portrait significatif de la vallée de l’Aubette, embrassant ses composantes urbaines, architecturales, sociales, paysagères, poétiques, historiques, et les grandes dynamiques qui l’animent. Savoir communiquer et construire un ‘récit’ spatial, préalable à la réflexion autour de l’idée de bâtir un commun dans un milieu (atelier S3).
Contenu
La vallée de l’Aubette-Robec avec la vallée du Cailly sont les deux affluents de la Seine qui jouent un rôle déterminant dans la géomorphologie et l’histoire de la ville de Rouen.
Située en dehors des remparts, mais s’immisçant en Ville, l’Aubette a vu son cours domestiqué pour servir le développement économique et industriel de Rouen. De vallée servante, au patrimoine souvent enfoui mais dont les traces fondent le territoire, elle a été ensuite nappée d’une urbanisation expansionniste et sans structure directrice le long du cours de l’Aubette. Sédimentant en son lit plusieurs couches de l’histoire encore visibles, elle est aujourd’hui le lieu de la vie contemporaine, mixte et périphérique, flirtant avec la campagne et la proximité des aménités citadines. La banlieue Est rouennaise court peu à peu vers le chapelet de foyers villageois qui jalonne le cours d’eau, l’agriculture évolue et recule. Quel devenir pour cette vallée ? Comment porter un regard différent sur cette ‘autre ville’, comment bâtir une identité, et un commun en harmonie avec la problématique environnementale liée à l’eau en adéquation avec le développement urbain. Comment regarder la ville et le construit ‘non bâti’.
Mode d'évaluation
Intensif du 5 au 16 septembre.
Journée de jury le 19 septembre. Les étudiants seront évalués sur la lisibilité et la cohérence de leur propos, la qualité du mode opératoire et la richesse de la production qui met en adéquation le fond et la forme
Travaux requis
Observer les phénomènes non pas à l’échelle d’une commune mais à l’échelle de la vallée, à l’échelle du cours d’eau, fil d’observation directeur des réflexions contemporaines.
Pour brosser ce portrait renseigné du territoire, que rapporte-t-on du site en atelier, comment le rapporte-t-on et pour quelle raison ?
Travail en groupe de 3-4 étudiants. Arpentage par une marche active renseignée la vallée de l’Aubette dans son ensemble, sur ses deux rives. Départ de l’Ecole. Collecte in situ de dessins, matériaux, interviews, enregistrements sonores, film etc.
Identification d’un secteur et d’une problématique qui recouvrent plusieurs échelles imbriquées. L’articulation choisie (le site) doit faire référence au membre (secteur) du patient (territoire) auquel elle appartient. Dessiner un portrait suppose que l’on reconnaisse le site et que l’on sélectionne ce que l’on veut affirmer. Il s’agit d’une production qui témoigne d’un regard sensible et d’une bonne connaissance du site, tout en affirmant une prise de position, ou des questions.
La production met en jeu les différents champs disciplinaires (VT, SHS, APV, OMI, RA), et est nourrie de cours magistraux dispensés pendant l’intensif.
Heures
Cours magistraux : 0.00
Travaux dirigés : 15.00
Crédit ECTS
4.00
Coefficients
4.00

S03-AR-2-2 : Ressources

Responsables : François Fleury
Céline Orsingher
François Streiff
Benoit Flin
Théo Vinceslas
+7
Objectifs
A l’issue de cet enseignement, l’étudiant doit avoir compris l’importance des enjeux culturels, sociaux, économiques, plastiques, phénoménologiques, constructifs, techniques, écologiques associés au choix d’un matériau d’architecture. Il sait interroger les modes de représentation qui permettent d’en rendre compte. Il aura également acquis une compétence plus spécifique sur le potentiel de la terre crue comme matériau de structure et d’enveloppe et sur ses processus de mise en œuvre.
Contenu
Il s’agit dans cet intensif de révéler tout le potentiel d’une matière à architecture. Pour comprendre tous les enjeux associés à son cycle de vie, de la matière à la matière, les représentations doivent évoluer, de l’échelle de produit à celle de filière. Alors le matériau peut être le moyen et l’expression d’un rapport respectueux, enthousiaste et sensuel à la ressource et au savoir-faire associé.
Apports disciplinaires
L’idée étant de faire sentir toute la profondeur de sens et de potentiel du matériau considéré, tous les champs doivent contribuer aux cours magistraux, qui portent tous sur le même matériau. Sa composition physico-chimique, ses caractéristiques techniques, ses modes d’extraction, de transformation, de mise en œuvre, ses impacts sur l’environnement, son histoire dans les différents domaines de la culture et de la technique, ses usages, perceptions, significations et techniques dans l’art, son économie, ses connotations sociales, etc.
Au fur et à mesure de ces apports, le matériau prend un nouveau sens et l’étudiant.e découvre ce que ce choix engage. Il doit être capable de conduire le même processus d’investigation pour chaque matériau qu’il rencontrera par la suite dans ses études et sa pratique.
Manipulations
Les différents champs impliqués doivent proposer des modalités de découverte engagée du matériau. Les formes peuvent être très différentes, telles que la manipulation concrète, la visite de sites de production ou de transformation, de chantiers, d’édifices, etc.
Pour ce qui concerne le champ STA, une série de manipulations seront conçues en fonction du matériau choisi pour comprendre ses différentes propriétés physiques et leur variabilité (masse, résistance, raideur, plasticité, conduction, effusivité, diffusivité, qualités acoustique et lumineuses, vieillissement, etc.), ses logiques de fabrication et/ou de mise en œuvre, et les manières de le réutiliser.
Pour ce qui concerne le champ ATR-RA, les étudiants découvrent et explorent les possibilités et spécificités de l'image animée pour rendre compte des différents aspects de la ressource, à un quelconque moment de son cycle de vie.
Mode d'évaluation
Participation active aux travaux se déroulant pendant l'intensif
Rendu d'un film court par équipe
Rendu d'un dossier par équipe qui synthétise, photographies à l'appui, ce qui a été appris lors des cours et séminaires.
Travaux requis
Film court par équipe
Dossier par équipe qui synthétise, photographies à l'appui, ce qui a été appris lors des cours et séminaires.
Heures
Cours magistraux : 2.00
Travaux dirigés : 0.00
Crédit ECTS
4.00
Coefficients
4.00

S03-AR-2-3 : Construire

Responsables : Guillaume Nicolas
Felipe Ribeiro Cunha
Dominique Lefrancois
Richard Thomas
+13
Objectifs
L’intensif 3 pose la question de la relation entre conception et construction et doit permettre à l’étudiant.e de comprendre la relation parfois complexe qui peut exister entre dessin/maquette et mise en œuvre de la matière, en l’occurrence et dans le cadre de cet intensif : des tasseaux bois, des plaques de contreplaqué et des vis.
Cet intensif a donc pour ambition de faire en sorte que l’étudiant.e initie un regard réflexif sur ce qu’est la représentation de l’architecture, non comme la construction d’un dessin mais comme le dessin d’une construction qui suppose une anticipation des gestes, des contraintes (climat, transport, déplacements) et de la matière dans ce qu’elle permet. Cette réflexion est aussi valable pour la maquette, d’une autre manière, mais qui reste un mode de représentation.
Contenu
Cet exercice intensif permet d’envisager la conception d’un petit équipement éphémère, à partir de sa formulation écrite et dessinée en en même temps que sa résolution constructive et spatiale. Six de ces aménagements - un par atelier de projet - seront ensuite réalisés dans l’enceinte de l’école à partir d’un échantillon réduit de matériaux : tasseaux, panneaux de bois contreplaqué (CP), vis.
Un équipement simple inscrit dans un espace, maîtrisé dans sa conception, son montage, sa réalisation et son utilisation.
Cet exercice intensif vise par ailleurs à convoquer le génie du matériau et le génie du lieu pour accompagner une qualité d’usage éprouvée en vraie grandeur.

Thème : Le thème commun cette année sera « S’ÉCHAPPER ». Ce thème est suffisamment large pour que l’imaginaire s’émancipe. Chaque projet devra accompagner ce thème d’un adverbe qui précise de façon poétique l’intention et la façon de s’échapper. Par exemple « s’échapper langoureusement»

Site : 7 sites de projet potentiels ont été sélectionnés dans le parc de l’école

Matériel :
Le matériel, fourni par l’école, est le même pour chaque projet :
- 135 tasseaux 25 mm x 25 mm x 3000 mm
- 3 panneaux de bois contreplaqué (CP) de 125 x 250 cm, de 2 épaisseurs différentes : 15 mm (x2) / 5 mm (x1)
- 1000 vis
- et l’outillage : visseuses sur batterie, 1 scie sauteuse sur secteur, x rallonge,
- et des protections individuelles : gants
- un espace de préfabrication au centre du Grand Hall, un espace de conception en mezzanine du Grand Hall
Mode d'évaluation
Évaluation collective (évaluation continue et deux jurys)
Travaux requis
Livrables temps 1 (par trio étudiant) :
- une maquette 1/20 par trio étudiant (maquettes spaghetti et carton)
- un titre écrit sur le socle de la maquette (= le thème accompagné d’un adverbe)
- une expression libre pour raconter les intentions et les différentes échelles (paysage, architecture, construction) sur un ou deux formats A3

Livrables temps 2 (par collectif bâtisseur) :
- une construction conçue au croisement des trois questions : le thème (s'échapper), le site et la pensée constructive
- une présentation scénarisée de la construction
- un journal d'intensif qui a deux objectifs : retracer la genèse du projet et faire un retour sur les relations internes au collectif bâtisseur // ce journal est sous forme libre (livret, film...), il est réalisé en continu par les deux étudiant.e.s 'anthropologues'. Il est présenté au moment du jury. Il est constitué avec l’appui des deux enseignants OMI.

Temps 3 : la déconstruction, samedi 14 janvier
Heures
Cours magistraux : 2.00
Travaux dirigés : 30.00
Crédit ECTS
4.00
Coefficients
4.00